A la suite d’un partenariat convenu avec SOLIDARITE ENFANCE SAHEL, qui vient en aide aux écoles de brousse du Sénégal, notre association s’était donnée pour but de collecter du matériel scolaire : armoires, bureaux, fournitures en papeterie, vêtements de sport et autre, chaussures, matériels de jardinage, matériels para-médical, médicaments, livres de lecture, d’études, jeux éducatifs afin d’acheminer un container jusqu’à Dakar. A ce jour, les collectes ont été une réussite et se poursuivent. Notre dépôt se remplit de cartons prêts à partir.

Dans un premier temps, avec l’aide précieuse d’un fournisseur en papeterie et le concours d’une compagnie aérienne nous avions pu permettre à l’école de Mbacké Djoloff d’effectuer une rentrée facilitée en 2004-2005. Cette école primaire de brousse accueillait une centaine d’enfants.

Cependant, pour la rentrée suivante, nous n’avons pu nous rendre sur place et nous venons d’apprendre récemment, que ce sont les deux instituteurs de l’école qui ont payé avec leurs propres deniers (francs CFA est plus exact) les cahiers et les stylos nécessaires aux élèves et seulement 45 élèves ont été scolarisés, curieusement.

Lors de son récent voyage au mois de mars, Patricia, la personne de Dharma I.A. en charge d’une grande partie de cette action, est allée visiter les écoles de Lompoul village, Lompoul Plage, Rhone Ndeug (entre Dakar et Saint-Louis du Sénégal), ainsi que celle de Sagatta (à une cinquantaine de kilomètres de Touba, à l’est de Dakar) avant de revenir à Mbacké Djoloff.
Partout, le problème est le même : pénurie de cahiers, de stylos, de livres, de craies, de vêtements, de médicaments, etc. Les parents mettent - et ce, à juste titre - leur priorité sur les besoins de première nécessité comme l’achat de nourriture avant l’achat de cahiers. Les enfants courent en haillons, pieds nus, jambes écorchées...

L’équipement des écoles et partout sommaire : des tables-bancs usagées, aucune armoire de rangement, des livres ensevelis sous la poussière de sable, posés ça et là, les enfants utilisent des ardoises sans doute aussi pour compenser le manque de cahier. Les instituteurs ont bien du mal à faire leur travail dans de telles conditions et pourtant la plupart sont très volontaires et rivalisent d’ingéniosité.
Par ailleurs, à Mbacké Djoloff, le poste de santé a fermé. L’agent ayant été muté à Sagatta, au dépôt de pharmacie. Cela signifie, pour le village, qu’il ne peut plus recevoir les premiers soins sur place et les villageois devront se rendre 10 km plus loin, au poste de santé de Sagatta. Pour cela, il faudra attendre le passage d’une voiture, ou d’une charrette et dans cette région qui n’a rien d’une grande agglomération, cela peut parfois prendre des heures. En cas d’urgence : Inch Allah ! C’est tout ce qui leur reste.
Nous avons eu de nombreuses négociations avec le Ministère des Armées, qui nous avait laissé espérer une aide importante, mais pour des raisons évoquées de restriction de budget, le matériel collecté est toujours en dépôt dans de nombreux collèges et lycées de la région Rhône Alpes, qui sont en attente d’une prise en charge vers notre lieu de stockage.
Nous axons donc pour le moment notre énergie sur la recherche de transport à moindre coût.
Site de l’association avec qui nous sommes en lien concernant notre action au Sénégal
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