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Vie de Marthe Robin



La vie de Marthe Robin ne peut laisser indifférent. Son cheminement spirituel extraordinaire et son don total à Dieu ont fait d’elle une chrétienne exceptionnelle. Née le le 13 mars 1902 à Châteauneuf de Galaure , petit village de la Drôme, elle était la cadette d’’une famille de 6 enfants. Ses parents tous deux agriculteurs, étaient connus pour leur sociabilité et leur simplicité. Son enfance est celle d’une fillette ordinaire de la campagne. Elle fut vraisemblablement bonne élève, faisant preuve d’une mémoire et d’une curiosité d’esprit au-dessus de la moyenne. Elle était souvent malade, mais cela n’affectait en rien sa gaité naturelle.

Elle suit une formation chrétienne scolaire, et fait sa communion solennelle à l’âge de 12 ans. Ses promenades, les moments passés à garder les troupeaux, le repos du soir seule dans sa chambre, sont l’occasion pour elle d’égrener son chapelet, et de prier la Sainte Vierge.

Elle mène ensuite la vie d’une adolescente gaie, enjouée, aimant danser, rire, raconter des histoires, en parfaite harmonie avec le monde campagnard dont elle fait partie.

C’est vers l’âge de 16 ans que Marthe commence à souffrir de maux de tête, suivis rapidement d’évanouissements, puis d’une paralysie des deux jambes. Elle entre souvent dans un sommeil profond, soulagement durant des journées de souffrance, pendant presque deux ans. Un début de guérison se produit à 19 ans, le jour de l’Annonciation : la compagne de Marthe dans sa chambre est réveillée par un grand bruit, voit une grande lumière. Marthe lui confie avoir également vu à cet instant la sainte Vierge. Mais sa santé reste très précaire, et elle passe ses journées dans l’immobilité, lisant et brodant. Elle se déplace très peu, mais participe à des pélerinages dans les environs de Châteauneuf de Galaure, où se rend dans sa proche famille.

La découverte d’un livre dans un grenier fait basculer sa vie, lorsque ses yeux tombent sur une phrase qui la marque à tout jamais : "c’est à la souffrance qu’il faut te préparer". Elle sait à ce moment là que pour elle, c’est ce chemin qui a été choisi. Elle a vingt ans, et décide de tout donner à Dieu.

La paralysie et les douleurs se manifestent à nouveau. Elle part se faire soigner à Saint Péray (en Ardèche, près de Valence), célèbre pour ses bains résineux. Elle écrit à sa nièce ce mot plein d’humour : "Je te dirai que j’ai pris aujourd’hui ma huitième "cuite". Je pense que je serai bientôt à point !". Mais cette cure n’aura pas apporté de nette amélioration à la santé de Marthe. Par contre, les rencontres qu’elle aura faites en ce lieu, ont vraisemblablement influencé la suite de sa vie. Notamment la rencontre avec Mme du Bay, baronne d’Alboussière, village ardéchoix, situé à 20 km de Valence. Cette dernière, femme très généreuse et remplie de piété, éclaira la vie de Marthe.

Elle devait se rendre à Lourdes, pour un pélerinage plein d’espoir de guérison, mais elle cède sa place à une autre malade de Châteauneuf, s’oubliant elle-même. C’est à partir de ce moment, Marthe l’a confié elle-même à une amie, que la Sainte Vierge commence à la combler de grâces.

A l’âge de 23 ans, elle s’abandonne entièrement à la Volonté divine, et offre sa vie à Dieu, dans un texte extraordinaire de consécration. Et c’est à partir de ce moment que sa vie de souffrance s’intensifie. Elle tombe moins d’un an après dans le coma, pendant 3 semaines. C’est pendant ces moments que Sainte Thérèse de Lisieux lui apparait trois fois, et lui révèle sa mission pour le monde entier. Mais le corps plongé dans toute cette souffrance, elle conserve inébranlablement son humour, sa joie intérieure, baignée par l’Amour de son Seigneur.

Elle devient paralysée des jambes, et est condamnée à restée constamment alitée, dans sa chambre. Elle a 26 ans, et y restera jusqu’à sa mort. A partir de cette période, elle ne mangera plus, n’absorbant pour seule nourriture, qu’une hostie qu’on lui apporte une à deux fois par semaine. L’hostie, par un phénomène étrange, n’est pas déglutie, mais entre comme happée.

Les apparitions de la Sainte Vierge se font de plus en plus fréquentes dans la chambre de Marthe. Mais la contrepartie ne se fait pas attendre, et le démon s’attaque à Marthe, lui causant même des dommages physiques (dents cassées, coups...).

A 27 ans, un an après sa paralysie des jambes, Marthe perd l’usage de ses mains.

A 28 ans, Jésus apparaît à Marthe, et lui demande : "Veux-tu être comme Moi ?". Est-il besoin d’imaginer sa réponse ? Quelques mois plus tard, les marques de la crucifixion apparaissent sur son corps. Elle saigne des pieds, des mains, et du coeur. Puis une autre fois, elle saigne abondamment de la tête, sa couronne d’épines lui ayant été enfoncée par Jésus dans une vision. Puis "enfin", elle se sentit une autre fois complètement disloquée, comme placée sur la croix.

Le vendredi qui suivit, Marthe commença à vivre la Passion de Jésus. Cet événement se renouvela chaque semaine, pendant 50 ans... avec pour seule nourriture l’Eucharistie.

Chaque jeudi, commençaient les souffrances de la Passion. Ainsi que les attaques du démon. Mais irrémédiablement, elle entrait ensuite dans une phase d’identification totale avec Jésus, et parlait au Père... puis entrait dans une extase profonde.

Vie de souffrance, vie de service à tous ceux qui ont eu le privilège de l’approcher. Ses visions de la vie de Jésus, son Amour total pour la création du Père, son sacrifice permanent au bonheur des autres, au cours d’une vie hors du commun.

"Oh Vierge Marie, faites que je sois chaque jour plus docile, plus patiente, plus simple. Qu’on m’ignore et qu’on m’oublie. Je ne demande pas que Dieu fasse en moi des choses visibles, mais uniquement d’être une humble enfant, douce et humble de coeur".

"De mon Dieu, je suis le calice : ma mission est de Le faire aimer en débordant d’amour, il faut donc que je saisisse toutes les occasions pour répandre lumière et vérité".