Celui que ses proches appelaient affectueusement Monsieur Philippe, d’autres devant les prodiges qui fleurissaient sous ses pas lui donnaient du "MAITRE", certains le disaient "L’Ami de Dieu" et la cohorte de ses malades, et du petit peuple de Lyon l’appelaient "Le père des Pauvres".
D’aucuns lui devaient la vie d’un parent ou d’un enfant, pour d’autres c’était le règlement d’une ardoise chez le commerçant du quartier, ou le montant d’un loyer impayé. Cet homme hors du commun qui soignait et guérissait, qui acquittait les dettes des plus démunis dans le plus parfait silence, ce guérisseur, ce thaumaturge n’exigeait de ses obligés qu’une seule chose : "Ne dites pas du mal d’autrui en son absence et changez votre comportement".
Né en 1849 dans une Savoie encore italienne, sa mère avait rencontré le Curé d’Ars qui lui avait prédit une naissance hors du commun. Médecin dans de nombreux pays : les Etats- Unis, l’Italie et l’Empire Russe, la France peu reconnaissante l’avait renvoyé en dernière année de ses études médicales sous prétexte qu’il guérissait de façon peu orthodoxe : un comble !
Familiers des puissants que ce soit la famille impériale russe, les princes du Monténégro ou encore l’empereur d’Allemagne, il n’en cherchait pas pour autant la compagnie.A l’aise dans tous les milieux, Monsieur Philippe a pourtant été entouré de la plupart des Esotéristes et Spiritualistes du début du XXème siècle et ce sont ces derniers qui lui ont rendu un vibrant hommage : que ce soit Papus dans ses articles, Sédir au travers de l’ouvrage "Initiations", son gendre le Docteur Marc HAVEN, Alfred HAEL et bien d’autres encore, tous ont fait à leur manière œuvre de mémoire.
Il s’est éteint le 2 août 1905, dans sa demeure de l’Arbresle. Et aujourd’hui encore des quatre coins de France et d’Europe convergent au cimetière Lyonnais de LOYASSE, ceux qui à l’occasion de sa date anniversaire - le Dimanche des Rameaux - veulent lui rendre hommage sur sa tombe.

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